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Et la médecine inventa les antibiotiques qui te rendent encore plus malade que ce que tu es déjà.

A la base j’avais un rhume, qui a fini en bronchite, qui tire sur la sinusite (grosso merdo les symptoles d’une grippe) et avec les antibio j’ai comme une gastro par dessus tout ça.

Allez, plus que 3 jours de traitement.

(Source : thisisnotmyfairytaleendingg)

Quand tu vois ton bulletin de salaire.

Quand tu vois ton bulletin de salaire.

(Source : jesuisnormalrassurez-moi)

Quand je réfléchis longtemps à une tournure de phrase pour un sms et qu’on me répond : “Ok Lol !”

Quand je réfléchis longtemps à une tournure de phrase pour un sms et qu’on me répond : “Ok Lol !”

(Source : jeprendslerer)

Parce qu’en 3 jours j’ai pu voir sur scène Blood Red Shoes, Détroit, Midlake, Nada Surf, The Veils et John Butler Trio, et tout ça pour pas un rond. 

La meilleure prog’ qu’un festival gratuit puisse avoir.

Merci Musiques en Stock !

Parce qu’en 3 jours j’ai pu voir sur scène Blood Red Shoes, Détroit, Midlake, Nada Surf, The Veils et John Butler Trio, et tout ça pour pas un rond. 

La meilleure prog’ qu’un festival gratuit puisse avoir.

Merci Musiques en Stock !

Quand je demande à une amie en couple si elle veut sortir le soir avec d’autres copains et moi, et qu’elle répond “je demande à mon chéri ce qu’il veut faire et je te redis !”

Pitié, vous êtes pas soudés l’un à l’autre, ça va pas vous trouer le cul de pas vous voir pendant 3h merde.

Quand je demande à une amie en couple si elle veut sortir le soir avec d’autres copains et moi, et qu’elle répond “je demande à mon chéri ce qu’il veut faire et je te redis !”

Pitié, vous êtes pas soudés l’un à l’autre, ça va pas vous trouer le cul de pas vous voir pendant 3h merde.

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Le concert de Détroit hier soir. Un putain d’orgasme musical.

Je vous conseille fortement d’y aller !

Chroniques d’un job d’été - J13 à J18

Tiens, ma lame de scalpel commence à être un peu usée. Bon, au moins je risque pas d’y laisser un doigt !

Faux. Peut être qu’une lame usée ne coupe plus le titane, mais elle coupe encore bien la chair, et bien profond. Et comme elle est pleine de poussière de titane, la plaie est bien dégueu comme ça. 
Voilà, première grosse coupure au scalpel. Chacun sa façon d’ébavurer : moi, la pièce est dans la main gauche, et le scalpel dans la droite. Les doigts de la main gauche jonglent avec la pièce pour la positionner, ceux de la main droite avec le scalpel pour que la lame ai le bon angle avant d’attaquer. Sauf que ce lundi, la main droite a raté son tour de passe passe, le manche m’a glissé de la main, et pour pas que la lame ne se fracasse au sol, j’ai eu le sale réflexe de fermer ma main. Sur la lame donc. Au final, une plaie d’un bon millimètre de profond au bout du majeur droit, sur 5mm de long. Pas grand chose de direz-vous, et c’est vrai. Enfin, c’est pas bien douloureux c’est vrai, la plaie est hyper nette, un coup de savon et de désinfectant, un pansement et c’est bon. Mais les bouts des doigts, ça saigne figurez-vous, et ça saigne bien. Donc pansement à changer souvent. Et puis un pansement au bout d’un doigt, quand on a besoin de tenir son outil bien fermement pour faire un travail précis, bah c’est juste le truc le moins pratique du monde. Enfin. Ma Maman voulait quand même que je me fasse poser des points, mais faut pas déconner hein.

Deux jours après je saigne toujours dès que je force trop, les points c’était peut être pas une si mauvaise idée. Mais bon, tant pis.

Je dois bien reconnaitre que j’ai un peu peur de mon scalpel maintenant, ça fait pas si mal de se couper, ça pique, mais c’est surtout la sensation de la lame dans la chair qui est très désagréable. Et puis voir une marre de sang sous la bino ça refroidit un peu aussi.

Les jours passent, et vient le fameux changement de lame du scalpel, l’ancienne en pouvait vraiment plus. Je fait super gaffe à pas me couper, mission réussie.

J’ébavure mon nouveau lot de pièces. Pour ce lot, le travail est tellement précis que c’est plus simple de tenir le scalpel directement par la lame si on veut éviter un travail  trop bourrin. Un coup lame orientée au ciel, un coup orientée vers le bas, etc. Mes petits doigts maitrisent, quand je sens la lame du scalpel passer sur mon index, très délicatement : “fais attention Marion, la prochaine fois ça risque de couper”. Je fini ma pièce, mais j’ai une sensation bizarre, le scalpel accroche à mes doigts, c’est poisseux. La pièce était sûrement mal lavée. Je lève la tête un moment, attrape un papier pour m’essuyer. A non, c’est pas de l’huile, c’est du sang. La lame était tellement neuve que j’ai juste rien senti en me coupant si ce n’est un léger contact. Propre, net, rapide. Mais j’ai encore mis du sang partout. Et on recommence avec la galère des pansements.

Deux fois cette semaine, ça fait beaucoup quand même. 
Il faudra me faire penser à recompter mes doigts à la fin de mon contrat, histoire de bien vérifier si ils sont tous encore là.

Chroniques d’un job d’été - J13 à J18

Tiens, ma lame de scalpel commence à être un peu usée. Bon, au moins je risque pas d’y laisser un doigt !

Faux. Peut être qu’une lame usée ne coupe plus le titane, mais elle coupe encore bien la chair, et bien profond. Et comme elle est pleine de poussière de titane, la plaie est bien dégueu comme ça. 

Voilà, première grosse coupure au scalpel. Chacun sa façon d’ébavurer : moi, la pièce est dans la main gauche, et le scalpel dans la droite. Les doigts de la main gauche jonglent avec la pièce pour la positionner, ceux de la main droite avec le scalpel pour que la lame ai le bon angle avant d’attaquer. Sauf que ce lundi, la main droite a raté son tour de passe passe, le manche m’a glissé de la main, et pour pas que la lame ne se fracasse au sol, j’ai eu le sale réflexe de fermer ma main. Sur la lame donc. Au final, une plaie d’un bon millimètre de profond au bout du majeur droit, sur 5mm de long. Pas grand chose de direz-vous, et c’est vrai. Enfin, c’est pas bien douloureux c’est vrai, la plaie est hyper nette, un coup de savon et de désinfectant, un pansement et c’est bon. Mais les bouts des doigts, ça saigne figurez-vous, et ça saigne bien. Donc pansement à changer souvent. Et puis un pansement au bout d’un doigt, quand on a besoin de tenir son outil bien fermement pour faire un travail précis, bah c’est juste le truc le moins pratique du monde. Enfin. Ma Maman voulait quand même que je me fasse poser des points, mais faut pas déconner hein.

Deux jours après je saigne toujours dès que je force trop, les points c’était peut être pas une si mauvaise idée. Mais bon, tant pis.

Je dois bien reconnaitre que j’ai un peu peur de mon scalpel maintenant, ça fait pas si mal de se couper, ça pique, mais c’est surtout la sensation de la lame dans la chair qui est très désagréable. Et puis voir une marre de sang sous la bino ça refroidit un peu aussi.

Les jours passent, et vient le fameux changement de lame du scalpel, l’ancienne en pouvait vraiment plus. Je fait super gaffe à pas me couper, mission réussie.

J’ébavure mon nouveau lot de pièces. Pour ce lot, le travail est tellement précis que c’est plus simple de tenir le scalpel directement par la lame si on veut éviter un travail  trop bourrin. Un coup lame orientée au ciel, un coup orientée vers le bas, etc. Mes petits doigts maitrisent, quand je sens la lame du scalpel passer sur mon index, très délicatement : “fais attention Marion, la prochaine fois ça risque de couper”. Je fini ma pièce, mais j’ai une sensation bizarre, le scalpel accroche à mes doigts, c’est poisseux. La pièce était sûrement mal lavée. Je lève la tête un moment, attrape un papier pour m’essuyer. A non, c’est pas de l’huile, c’est du sang. La lame était tellement neuve que j’ai juste rien senti en me coupant si ce n’est un léger contact. Propre, net, rapide. Mais j’ai encore mis du sang partout. Et on recommence avec la galère des pansements.

Deux fois cette semaine, ça fait beaucoup quand même. 

Il faudra me faire penser à recompter mes doigts à la fin de mon contrat, histoire de bien vérifier si ils sont tous encore là.

Job d'été   Coupure   It hurts   Ouch   Sang   Blood  
Quand je vois que tous les tumblr paces que je suis foirent leur année un par un, et que ça me fait vachement de peine.

Courage les copains.

Quand je vois que tous les tumblr paces que je suis foirent leur année un par un, et que ça me fait vachement de peine.

Courage les copains.

Quand je passe 10 bonnes minutes à chercher mes lunettes, que je passe devant un miroir et, oh ! surprise ! Elles sont sur mon nez.

Quand je passe 10 bonnes minutes à chercher mes lunettes, que je passe devant un miroir et, oh ! surprise ! Elles sont sur mon nez.

(Source : marynamkv)

Quand après un bel enchainement de Nirvana, Queen, AC/DC, Indochine etc, le DJ veut nous faire danser sur Keen’V et Magic System pendant la fête de la musique.

Quand après un bel enchainement de Nirvana, Queen, AC/DC, Indochine etc, le DJ veut nous faire danser sur Keen’V et Magic System pendant la fête de la musique.

(Source : react-gif)

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Chroniques d’un job d’été – J8 à J12

Je suis pas sûre que ces chroniques soient une bonne idée, les jours se ressemblent tellement que j’ai quasiment rien à raconter !

Il faut dire que les journées sont toujours un peu les mêmes. Le suspense arrive quand il faut changer la lame du scalpel, faut dire que jouer avec une lame neuve ça peut vite partir en saignée.

Ah si, les collègues me charrient pas mal à propos de ma « jeunesse » ! Les gars de prod me font de l’œil, juste de me dire qu’ils pourraient tous être mes papas ça me refroidit pas mal ! Pourtant je sais bien (j’espère) que c’est juste pour la rigolade. Le côté positif c’est que l’autre jeune de l’usine se fait draguer par toutes les nanas du contrôle, du coup des fois on se regarde et on rigole.

Les sujets de conversation tournent autour de l’argent, la politique, les enfants, les maris. Rien de bien fou, même si je voulais participer je pourrais pas.

Le deuxième moment de suspense arrive le jeudi, c’est le moment des réunion d’objectif, de résultat. Là où le sort des intérim qui ont des contrats à la semaine est jeté. Mauvais scores, pas assez de boulot, pas assez efficace… Si c’est pas bon ils appellent l’agence qui nous rappellera le soir pour nous dire que le contrat a été brisé par l’entreprise.

Cette semaine il a fait très beau, et l’usine n’a pas la clim. Collègue Doyenne a eu la mauvaise idée de poser un thermomètre sur son bureau, il affiche 29 degrés à 7h du matin. Impossible de supporter la blouse avec cette chaleur. Le boulot devient encore plus soporifique, les journées sont encore plus longue. Le jeudi un collègue de prod a mis le feu  à sa machine, ce qui a encore fait monter la température (et on a failli évacuer aussi). Par contre big boss a fait acheter des brumisateurs et nous les a donné, c’est bien gentil mais quand y a pas d’air c’est pas bien utile ! Enfin ça part d’une bonne intention.

Le vendredi c’est calme, on est tous pressés d’arriver en week end.

La semaine est passée vite, déjà deux que je suis arrivée. Comme quoi, ça passe vite.

(Source : realitealafrancaise)

Chroniques d’un job d’été – J7

Le vendredi c’est cool, je commence à 7h pour finir à 11h40 (voire même 11h30, les 10 dernières minutes sont consacrées au ménage).

Un peu de suspense tout de même ce matin. Avec l’agence d’intérim j’ai des contrats à la semaine, ça veut dire que si il y a une baisse de travail ou quoi que ce soit, comme je suis la dernière à être arrivée c’est très probable que je sois la première à partir, et j’attends donc la sentence en bossant sur un énième lot. Sentence qui ne tombera pas vu que pour l’instant il y a du boulot pour tout le monde, bonne nouvelle.

La matinée se passe tranquillement, le week end annoncé ensoleillé approche doucement.
Collègue Expé arrive :
« Alors, comment ça va aujourd’hui ?
- Oh, comme un vendredi, j’aime pas trop les vendredi, ça veut dire que c’est le week end. »

Je manque de m’étouffer sur ma bino vous imaginez bien. Mais bon, chacun ses goûts comme on dit.
La Cheftaine et collègue Créole sont contentes, pour elles lundi ça sera férié.

Arrive 11h40, ma première semaine de boulot se termine enfin. Ces 39h m’ont un peu cassé le dos, j’ai eu un peu de mal à me faire au job et à l’ambiance mais ça a fini par venir.

Vraiment, c’était une bonne semaine.


Le soir je prévois d’aller à La Nuit du Blues à Marnaz avec une copine. Première bière de festival, premier gobelet de l’année. On a pas fait tard mais ça y est ça sent les vacances !

Chroniques d’un job d’été – J7

Le vendredi c’est cool, je commence à 7h pour finir à 11h40 (voire même 11h30, les 10 dernières minutes sont consacrées au ménage).

Un peu de suspense tout de même ce matin. Avec l’agence d’intérim j’ai des contrats à la semaine, ça veut dire que si il y a une baisse de travail ou quoi que ce soit, comme je suis la dernière à être arrivée c’est très probable que je sois la première à partir, et j’attends donc la sentence en bossant sur un énième lot. Sentence qui ne tombera pas vu que pour l’instant il y a du boulot pour tout le monde, bonne nouvelle.

La matinée se passe tranquillement, le week end annoncé ensoleillé approche doucement.

Collègue Expé arrive :

« Alors, comment ça va aujourd’hui ?

- Oh, comme un vendredi, j’aime pas trop les vendredi, ça veut dire que c’est le week end. »

Je manque de m’étouffer sur ma bino vous imaginez bien. Mais bon, chacun ses goûts comme on dit.

La Cheftaine et collègue Créole sont contentes, pour elles lundi ça sera férié.

Arrive 11h40, ma première semaine de boulot se termine enfin. Ces 39h m’ont un peu cassé le dos, j’ai eu un peu de mal à me faire au job et à l’ambiance mais ça a fini par venir.

Vraiment, c’était une bonne semaine.

Le soir je prévois d’aller à La Nuit du Blues à Marnaz avec une copine. Première bière de festival, premier gobelet de l’année. On a pas fait tard mais ça y est ça sent les vacances !

Chroniques d’un job d’été – J5 et J6

Deux journées qui ont été relativement semblables. Les lots de pièces se suivent et se ressemblent, les journées sont assez longues.
Le point positif est que je commence à être acceptée dans l’usine, les collègues viennent vers moi, je suis « la petite jeune » ! Faut dire que je suis encore pas bien à l’aise, la moyenne d’âge du personnel doit approcher les 45 ans, et frôle probablement le 85% d’hommes, donc c’est un milieu qui ne m’est pas du tout familier.

En ce début de mission j’ai plus parlé avec collègue Créole qu’avec les autres. C’est vrai que sa fille ainée va sur ses 18 ans, le bac approche, le permis aussi, et avec ça l’appréhension des futures études loin de la maison (Je précise que chez nous il n’y a pas vraiment de fac, il y a bien quelques branches de l’université de Savoie à Annecy mais rien de complet, et c’est déjà 60km, donc la distance est bien souvent obligatoire si on veut se lancer dans des études supérieures.)
Elle me questionne beaucoup sur tout ça, et mine de rien ça fait plaisir, je me dis que finalement je peux apprendre des choses à des gens qui pourraient être mes parents.

Le point un peu négatif c’est que tout le monde du coup me considère comme une adulte, responsable, avec déjà de l’expérience, et que moi j’en suis bien incapable, et des fois je pense qu’inconsciemment je créer une distance entre mes collègues et moi, la frontière entre les adultes et mon « adulescence ». Je sais que je devrais pas, après tout on est tous au même niveau sur l’échelle de l’entreprise (tout en bas quoi).

 
Collègue Confessions Intimes lance un débat qui touche à la médecine, et collègue Babole, Collègue Doyenne et collègue Timide y participent. Moi je suis sur ma bino, j’écoute mais je participe pas, j’ai encore du mal à faire ma prod tout en parlant. Pourtant, intérieurement je bouillonne de participer aussi, faut dire que j’ai jamais entendu autant de bêtises en si peu de temps. Ça doit se sentir, car collègue Créole me force à dire ce que je pense :
« Et les filles, dites pas trop de conneries, Marion elle fait des études de médecine hein ! »
Et c’est parti pour le florilège de question sur mes études, comment ça se passe, combien de temps ça dure, c’est quoi le NC, ça veut dire quoi maïeutique… Bon, un sujet qui me rebute un peu en ces temps mais je réponds bien volontiers, si ça peut détruire quelques préjugés et faire prendre conscience aux gens de comment sont sélectionnés leurs futurs médecins, ça reste une discussion positive.


Enfin voilà, peu de chose à raconter sur ces 2 journées d’usine. La routine, déjà.

Chroniques d’un job d’été – J5 et J6

Deux journées qui ont été relativement semblables. Les lots de pièces se suivent et se ressemblent, les journées sont assez longues.

Le point positif est que je commence à être acceptée dans l’usine, les collègues viennent vers moi, je suis « la petite jeune » ! Faut dire que je suis encore pas bien à l’aise, la moyenne d’âge du personnel doit approcher les 45 ans, et frôle probablement le 85% d’hommes, donc c’est un milieu qui ne m’est pas du tout familier.

En ce début de mission j’ai plus parlé avec collègue Créole qu’avec les autres. C’est vrai que sa fille ainée va sur ses 18 ans, le bac approche, le permis aussi, et avec ça l’appréhension des futures études loin de la maison (Je précise que chez nous il n’y a pas vraiment de fac, il y a bien quelques branches de l’université de Savoie à Annecy mais rien de complet, et c’est déjà 60km, donc la distance est bien souvent obligatoire si on veut se lancer dans des études supérieures.)

Elle me questionne beaucoup sur tout ça, et mine de rien ça fait plaisir, je me dis que finalement je peux apprendre des choses à des gens qui pourraient être mes parents.

Le point un peu négatif c’est que tout le monde du coup me considère comme une adulte, responsable, avec déjà de l’expérience, et que moi j’en suis bien incapable, et des fois je pense qu’inconsciemment je créer une distance entre mes collègues et moi, la frontière entre les adultes et mon « adulescence ». Je sais que je devrais pas, après tout on est tous au même niveau sur l’échelle de l’entreprise (tout en bas quoi).

 

Collègue Confessions Intimes lance un débat qui touche à la médecine, et collègue Babole, Collègue Doyenne et collègue Timide y participent. Moi je suis sur ma bino, j’écoute mais je participe pas, j’ai encore du mal à faire ma prod tout en parlant. Pourtant, intérieurement je bouillonne de participer aussi, faut dire que j’ai jamais entendu autant de bêtises en si peu de temps. Ça doit se sentir, car collègue Créole me force à dire ce que je pense :

« Et les filles, dites pas trop de conneries, Marion elle fait des études de médecine hein ! »

Et c’est parti pour le florilège de question sur mes études, comment ça se passe, combien de temps ça dure, c’est quoi le NC, ça veut dire quoi maïeutique… Bon, un sujet qui me rebute un peu en ces temps mais je réponds bien volontiers, si ça peut détruire quelques préjugés et faire prendre conscience aux gens de comment sont sélectionnés leurs futurs médecins, ça reste une discussion positive.

Enfin voilà, peu de chose à raconter sur ces 2 journées d’usine. La routine, déjà.

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Chroniques d’un job d’été – J4

Arrivée à 7h dans la service, je demande à la cheftaine si il y a des vraies toilettes dans l’usine. Apparemment il y en a, mais elle sait pas où. Par contre, collègue Babole sait où il y en a :

« Hééééé collègue Babole, tu veux pas emmener Marion aux toilettes normales s’il te plait ? »

Elle a hurlé ça dans le service, tout le monde a bien rigolé, sauf moi en fait.

Mais au moins je sais où je peux faire pipi tranquille. Enfin si on enlève le fait que la minuterie dure 3 secondes (chrono en main, oui oui) ou qu’une porte sur 2 ne ferme pas. Mais bon.

Les autres collègues arrivent, certaines me demandent comment s’est passée ma première journée, d’autres me demandent si je me fais à l’usine… En fait les collègues sont un peu farouche, il fallait juste leur laisser du temps. Il faut dire que je parle pas beaucoup non plus, mais parler et tenir des cadences c’est pas bien simple.

Je m’assois sur ma chaise et là mes fesses me rappellent qu’hier j’y ai passé plus de 8h (essayez de passer 8 heures sur une chaise en bois, vous aussi vous aurez des ampoules).

Je suis sur le même lot qu’hier, le truc improbable. J’ai mal dormi, il n’y a pas un bruit dans la salle mis à part un coup de soufflette de temps en temps. La pause arrive et je peux enfin reprendre des forces.

Les gars passent me dire bonjour, certains me proposent un café.

Après la pause les collègues discutent ensemble, ça me tient réveillée.

L’après-midi me parait tout aussi long, et en plus mon dos commence vraiment à me faire jongler. Je réussi quand même à finir tant bien que mal le lot que lequel je suis depuis la veille. La cheftaine m’en donne un nouveau, 2 fois plus gros, avec des bavures encore plus costaud, mais sur la forme sensiblement identique.

Je sens que je vais pouvoir manipuler ses pièces les yeux fermés d’ici la fin de la semaine.

   Dutch kiss; kiss for tolerance!